Face à l’urgence climatique, à la pression réglementaire croissante et à la hausse durable des coûts de l’énergie, la performance énergétique des bâtiments tertiaires n’est plus une option mais une nécessité stratégique. Depuis 2022, le Décret Tertiaire, issu de la loi ELAN, impose une réduction progressive des consommations d’énergie pour l’ensemble des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², engageant directement propriétaires et exploitants. En 2026, les exigences se sont renforcées, notamment avec l’obligation de déploiement et d’exploitation efficace des systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB), conformément au décret BACS. Pour les gestionnaires de sites et les investisseurs, maîtriser le Décret Tertiaire et la GTB est désormais indispensable afin d’anticiper les risques réglementaires, éviter les sanctions, optimiser les coûts énergétiques et piloter une stratégie énergétique à la fois cohérente, conforme et rentable sur le long terme.
Décret Tertiaire : une obligation réglementaire aux impacts concrets
Le Décret Tertiaire (articles R.131-38 à R.131-50 du CCH) fixe des objectifs clairs de réduction des consommations d’énergie finale : –40 % en 2030, –50 % en 2040 et –60 % en 2050, ou l’atteinte de seuils absolus définis par arrêté. Ces obligations concernent les propriétaires comme les exploitants, avec une responsabilité partagée.
La conformité passe notamment par la déclaration annuelle des consommations sur la plateforme OPERAT, gérée par l’ADEME. Or, de nombreux acteurs restent aujourd’hui en difficulté : données incomplètes, périmètres mal définis, objectifs mal calculés ou actions peu crédibles. Les sanctions existent : mise en demeure, publication du non-respect (« name and shame »), voire sanctions financières à terme. Dans ce contexte, une approche structurée et accompagnée devient indispensable.
Le rôle central de la GTB et du décret BACS
À partir de 2026, le décret BACS impose l’installation de systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) pour de nombreux bâtiments tertiaires, en particulier ceux équipés de systèmes CVC d’une puissance supérieure à 290 kW (puis 70 kW à horizon 2027). La GTB devient alors un levier majeur pour atteindre les objectifs du Décret Tertiaire.
Maîtriser le Décret Tertiaire et la GTB, c’est savoir exploiter ces outils pour suivre les consommations en temps réel, détecter les dérives, piloter les équipements techniques (chauffage, climatisation, ventilation, éclairage) et mettre en œuvre des actions correctives mesurables. Une GTB bien paramétrée permet non seulement d’assurer la conformité réglementaire, mais aussi d’améliorer le confort des occupants et de valoriser durablement le patrimoine immobilier.
Une formation opérationnelle pour passer de l’obligation à l’action
Cette formation s’adresse aux gestionnaires de sites, responsables techniques, AMO, exploitants et maîtres d’ouvrage qui souhaitent aller au-delà d’une simple lecture réglementaire et disposer d’une vision opérationnelle claire. Elle permet de comprendre précisément les exigences du Décret Tertiaire, de maîtriser les modalités de calcul des objectifs, les règles de modulation, ainsi que les obligations déclaratives sur la plateforme OPERAT, souvent sources d’erreurs et d’incompréhension.
Les participants apprennent à identifier les actions techniques, organisationnelles et comportementales réellement efficaces, à les hiérarchiser, les chiffrer et les planifier de manière réaliste. L’objectif est d’élaborer un plan d’action énergétique structuré, conforme et crédible, capable de résister à un contrôle réglementaire, de sécuriser les décisions et de convaincre durablement la direction ou les investisseurs.
Un enjeu clé pour les gestionnaires et investisseurs
Pour les investisseurs, maîtriser le Décret Tertiaire et la GTB est désormais un enjeu de valorisation des actifs. Un bâtiment non conforme voit son attractivité diminuer, tandis qu’un site performant, piloté et conforme devient un atout stratégique. Pour les gestionnaires, c’est l’opportunité de sécuriser leur rôle, de gagner en crédibilité et de transformer une contrainte réglementaire en levier de performance durable.
En 2026, l’improvisation n’aura plus sa place. Se former aujourd’hui, c’est anticiper, sécuriser ses actifs et piloter efficacement la transition énergétique du tertiaire.

